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Le gluten n’est pas votre ennemi

Vous avez arrêté le pain et vous vous sentez mieux, mais les analyses ne montrent rien ? Votre ressenti est réel, même si le gluten n’est pas forcément le responsable.

Le gluten, simplement

Le gluten est un ensemble de protéines naturellement présentes dans le blé, l’orge et le seigle. Il donne son élasticité à la pâte et se retrouve dans le pain, les pâtes et les biscuits, mais aussi dans certaines sauces, charcuteries et préparations industrielles.

Trois situations à ne pas confondre

La maladie cœliaque est une maladie auto-immune : le gluten endommage la paroi intestinale et son éviction doit être stricte et définitive. L’allergie au blé provoque une réaction immunitaire distincte. Ces deux situations nécessitent un diagnostic médical. La sensibilité au gluten non cœliaque est plus difficile à identifier : les symptômes existent, mais aucun marqueur biologique ne permet aujourd’hui de la confirmer.

Le gluten n’est peut être pas le bon coupable

Dans une étude menée en double aveugle chez des personnes se déclarant sensibles au gluten, les fructanes ont provoqué davantage de symptômes que le gluten (Skodje et al., Gastroenterology, PubMed 29102613). Ces glucides fermentescibles appartiennent à la famille des FODMAP et le blé en contient. Supprimer le pain peut donc soulager parce que l’on retire des fructanes, sans que le gluten soit nécessairement en cause.
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Les bons réflexes

1. Testez avant d’exclure

Consultez votre médecin pendant que vous consommez encore du gluten. Le retirer avant les examens peut fausser le dépistage de la maladie cœliaque.

2. Observez les quantités

Notez pendant deux semaines les aliments consommés, les portions et les symptômes au lieu de condamner immédiatement un ingrédient.

3. Explorez les fructanes

L’ail, l’oignon, le poireau et l’artichaut en contiennent sans contenir de gluten. Une réaction similaire peut orienter vers cette piste. Une éviction inutile peut réduire les apports en fibres, vitamines du groupe B, fer et magnésium. L’objectif n’est donc pas de multiplier les interdits, mais d’identifier vos vrais déclencheurs et de conserver l’alimentation la plus variée possible.

Vous naviguez entre les aliments tolérés et ceux qui vous gênent ? Faisons le point pour construire un cadre adapté à votre digestion et à votre entraînement.

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